Au début, plusieurs chemins s’ouvraient à nous, tous aussi captivants les uns que les autres. On aurait très bien pu, par exemple, appeler le festival de cette année "Jeunesses à l’italienne", tellement semblent s’imposer, par leur intensité, les destins de ces jeunes gens auxquels la vie révèle soudainement ses pièges et ses délices (voyez "Billo", par exemple, ou le petit Raul dans "Liscio", ou encore Luca, qui découvre l’amour "La nuit avant les examens").
Ou alors, on aurait pu nommer notre manifestation " L’heure de vérité" si on avait voulu pointer, comme le font avec une profonde sensibilité certains de nos films ("Saturno contro", tout comme "Non pensarci"), ces moments de la vie où l’on dresse des bilans et l’on mesure les distances établies avec ses propres aspirations. Puis finalement, on s’est dit : pour cette 12e édition, on ira verso sud...